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Etablir le Diagnostic

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Définir le mESSAGE

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Affiner le PROJET

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Optimiser la réception

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CAPITALISER sur le texte

Ecrire pour l’autre: quelle approche ?

Pour Montaigne, « la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ». La plume se place au milieu, au service de celui qui parle comme de celui qui écoute, comme un traducteur, un passeur.
Entre substitution et effacement, écrire pour l’autre offre de grandes garanties, dès lors qu’on sait en éviter les pièges.

LES PAROLES VOLENT

LES ECRITS RESTENT

Définir la fonction du texte

Etre plume, ce n’est pas écrire pour écrire, par pur plaisir littéraire, mais avoir conscience que le texte sera non pas examiné par un lecteur bienveillant et attentif, mais souvent lu ou entendu, parfois au milieu d’autres textes ou discours, dans un contexte parfois compliqué, par des gens qui auront -ou non- des attentes particulières par rapport lui.

Ciseler le message

Dans un discours, un article, une tribune, on a trop souvent tendance à vouloir faire passer le maximum d’informations au maximum de monde, et de faire de toute prise de parole un discours de politique générale. Il y a certes toujours plusieurs publics ou lectorats en un seul, mais on ne pourra faire passer que deux ou trois messages en tout, et encore pas à tous. Il faut donc ciseler ce message, bien choisir ses angles et ses arguments.

Construire un récit

Il ne s’agit pas pour autant de n’orienter le discours que vers l’événement, ou de se limiter à un message ponctuel ou technique , en ratant l’occasion de faire passer un message plus large : le programme de la mandature dans la ou les matières évoquées, une problématique émergente, un partenariat global,… Il faut donc concevoir chaque discours comme la partie d’un récit politique plus large, développé sur le moyen-long terme, avec des lignes saillantes que l’assistance pourra retenir et diffuser à son tour. Un bon discours, c’est celui à l’issue duquel chaque participant aura pu saisir en quelques minutes les grandes priorités, la méthode et le calendrier sur les problématiques abordées, et les objectifs politiques dans lesquels cela s’inscrit

Matière et temps

Si l’on évite ces pièges, tout discours est l’occasion de présenter votre travail et vos projets de manière structurée, avec de la matière préexistante et un temps de préparation suffisant pour s’extraire de la technicité et de l’urgence, et faire sortir les enjeux saillants. Ce temps est certes souvent contraint, mais un peu d’organisation permet d’anticiper les principales difficultés et de mettre à profit tout échange et toute discussion pour la préparation du -ou des- discours à venir.

Collaboration régulière

Lorsque l’écriture s’inscrit dans une collaboration régulière, la plume peut capitaliser sur cette relation pour construire dans la durée le style propre à celui pour lequel il écrit, ou du moins adapter l’outil à ses besoins -plus ou moins écrit, plus ou moins long, rythme, axes privilégiés. Les discours offrent également l’occasion régulière de préciser et de matérialiser la stratégie de communication, au service du récit.

Plusieurs vies

Enfin, un discours ou un texte a plusieurs vies : une fois prononcé ou publié, il pourra être repris dans la presse, sur les réseaux sociaux, sur votre site ; sa structure et le fond pourront servir de base pour la stratégie de communication sur le sujet ; certains éléments pourront même être réutilisés dans des discours ou des publications à venir, afin d’assurer la cohérence et la lisibilité à moyen terme de votre parole. Le temps qui y aura été consacré aura donc été doublement utile.


Nourrir votre parole de mes expériences

Pratique constante de l’écriture, nourrie de ma formation en droit et en sociologie politique, puis de mes expériences professionnelles et militantes.

Des éléments de langage au discours, pour des acteurs politiques puis économiques de premier plan, en complément de mon rôle de conseil et de coordination.

Toujours attentif au fond du message, mais surtout à sa « traduction » (à l’oral comme à l’écrit), à la spécificité des besoins de l’orateur et aux attentes du public.

A la recherche constante de nouvelles idées, de nouvelles formes, et acteur convaincu de la valorisation de cette fonction de plume, méconnue mais centrale.

Pour en savoir plus sur le métier de plume

Partir de vous pour construire le texte qui vous convient

Le cadre

Comme une photo, le texte ou le discours se construit d’abord en isolant -dans toute l’étendue des possibles- ce vers quoi doit aller le regard, en fonction de ce qu’on veut dire.

Le fond

Trier l’info, l’incarner, mettre en perspective vos projets, votre histoire, les gens pour et avec lesquels vous agissez. En bon juriste, partir des faits pour construire l’argumentation.

Le rythme

A l’oral, le rythme de l’orateur est le métronome de l’écriture: le texte se construit en partant de cette base, en développant les mouvements. A l’écrit, le rythme est là pour guider la lecture et la réflexion.